Violence conjugale et emprise psychologique : accompagnement à Briançon

Il y a une question que j’entends souvent dans mon cabinet :

« Mais comment j’ai pu accepter tout ça ? »

Et derrière, il y a souvent beaucoup de honte.

Parce qu’avec le recul, certaines choses paraissent évidentes. Mais quand on est à l’intérieur d’une relation, elles le sont beaucoup moins.

C’est peut-être ça qu’il faut comprendre quand on parle d’emprise psychologique.

On ne se réveille pas un matin en se disant : « Je suis sous emprise. » Ça s’installe doucement.

J’aime bien l’image de la toile d’araignée. Au début, il n’y a qu’un fil. Une remarque qui blesse. Une jalousie un peu trop présente. Une colère qui surprend. Une demande de justification. Puis un autre fil. On commence à faire attention à certains mots. À éviter un sujet. À sentir l’humeur de l’autre avant même qu’il ait parlé. Et puis il y a aussi tout le reste. Les moments où ça va bien. Les excuses. Les promesses. L’homme ou la femme que l’on a aimé(e) et que l’on retrouve parfois.

Alors on espère. Et la toile se tisse comme ça, petit à petit.

« Pourtant, je savais que quelque chose n’allait pas »

Oui. Souvent, une partie de soi sait. Mais savoir et pouvoir regarder vraiment ce qui se passe sont deux choses différentes. Parce que regarder peut vouloir dire reconnaître :

La personne que j’aime me fait du mal.

Je ne peux peut-être pas la changer.

Cette relation n’est peut-être pas celle que j’espérais.

Alors on essaie encore. On explique. On pardonne. On cherche les bons mots. On comprend les blessures de l’autre.

Et parfois, sans même s’en apercevoir, on finit par passer beaucoup plus de temps à se demander comment aider l’autre qu’à se demander : « Et moi, comment je vais là-dedans ? »

Ce que je regarde avec vous en thérapie

Je suis psychopraticienne systémicienne à Briançon, avec une approche inspirée notamment de l’École de Palo Alto.

Ce qui m’intéresse, ce n’est pas seulement de comprendre pourquoi vous en êtes arrivé(e) là. C’est aussi de regarder avec vous ce qui se joue, très concrètement, dans cette relation.

Avec le temps, vous avez peut-être appris à sentir quand la tension monte. À choisir vos mots. À éviter certains sujets. À céder parfois, parce que vous savez ce qui risque de se passer ensuite.

Tout cela raconte quelque chose de la relation dans laquelle vous avez vécu.

Et j’y tiens : ces façons de faire ne sont pas à regarder comme des faiblesses. Quand on vit dans la peur des réactions de l’autre, s’adapter peut devenir une façon de tenir, parfois même de se protéger.

Alors nous partons de là. De ce que vous avez vécu, de ce que vous avez essayé, de ce qui vous a aidé à tenir jusque-là… et de ce qui, aujourd’hui, ne vous convient plus.

Il ne s’agit pas de revenir sur ce que vous auriez dû faire autrement. Ce qui m’intéresse, c’est ce que vous pouvez faire aujourd’hui, à partir de là où vous en êtes.

Sortir de l’emprise : retrouver ses propres repères 

À force de vivre en fonction des réactions de l’autre, on peut finir par ne plus très bien savoir ce que l’on pense, ce que l’on ressent… ni même ce que l’on veut. C’est aussi ce que nous venons démêler en séance. Faire la part des choses. Comprendre ce qui s’est installé dans la relation. Retrouver ses propres repères, sans avoir à prendre tout de suite une décision.

Je ne suis pas là pour vous dire de rester ou de partir. D’ailleurs, quand on est encore pris dans une relation d’emprise, la question n’est pas toujours aussi simple. Il faut parfois commencer ailleurs.

Par remettre des mots sur ce qui se passe. Par regarder ce qui est devenu « normal » alors que ça ne l’était peut-être pas. Par retrouver confiance dans ce que l’on perçoit.

Et, lorsqu’il y a violence conjugale ou violence psychologique, ne jamais perdre de vue la question de la sécurité.

C’est ce travail que je propose dans mon cabinet à Briançon auprès de personnes confrontées à l’emprise psychologique, aux violences conjugales ou relationnelles, mais aussi auprès de celles qui ont quitté la relation et sentent pourtant qu’elle continue, d’une certaine manière, à vivre en elles.

On peut avoir quitté quelqu’un et continuer longtemps à penser, choisir ou se retenir en fonction de lui.

Sortir de l’emprise, c’est aussi défaire ces fils-là, un à un, pour retrouver davantage de liberté dans sa propre vie.

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Vous souhaitez être accompagné(e) à Briançon ? Vous pouvez me contacter pour un premier rendez-vous.

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J'accompagne les traversées intérieures et les métamorphoses du lien - à soi, à l'autre, au monde.
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