L’agressivité passive: ce poison doux qui abîme les liens
Une violence qui ne crie pas Ce n’est pas toujours une claque.Ce n’est pas toujours une voix qui monte, ni des mots blessants balancés en pleine figure. Parfois, c’est plus lent. Plus flou. Presque silencieux. C’est un regard qui fuit quand tu parles vrai.Un « tu vois, tu exagères » murmuré, mais qui te tord l’estomac.C’est une réponse qui n’en est pas une.Un « je ne sais pas » répété jusqu’à ce que tu doutes, toi aussi, de ce que tu ressens. L’agressivité passive, c’est l’art de ne pas frapper tout en blessant.Une violence feutrée, difficile à nommer, parce qu’elle se cache derrière le calme, la raison, ou la...
L’amour est l’énergie révolutionnaire
L'amour est l'énergie révolutionnaire « L’amour est l’énergie révolutionnaire. » — Robert Montgomery Plusieurs années que j’avance sur ce chemin d’accompagnement des hommes et des femmes dans leur parcours de vie. Et au fil des années, j’ai pu observer que, quelle que soit la raison pour laquelle une personne consulte, l’amour — sous une forme ou une autre — n’est jamais très loin. Ce lien vivant, de soi à soi, de soi à l’autre, reste au cœur de tout processus de transformation. La relation est don et création. Même lorsque la colère, la tristesse ou la lassitude dominent au départ, il demeure, au fond, une...
La femme des longues patiences
La femme des longues patiences Il y a des mots qui accompagnent nos passages intérieurs,des mots qui parlent du corps, du temps, de la lenteur du vivant. Ce poème d’Andrée Chedid, que je partage ici, évoque cette part du féminin — celle qui se transforme, mue, s’invente à nouveau.Un chant sur la patience, la puissance douce, le travail intérieur qui précède toute renaissance. « La femme des longues patiences Dans les sèves Dans sa fièvre Écartant ses voiles Craquant ses carapaces Glissant hors de ses peaux La femme des longues patiences se met lentement au monde Dans ses volcans Dans ses vergers Cherchant cadence et gravitations Étreignant sa chair la plus tendre Questionnant ses fibres...
Vivre l’incertitude : apprendre à danser avec la vie
Entre vous et moi… Aujourd’hui, quand je regarde rétrospectivement mon chemin, tout me semble logique.Mais vous le savez autant que moi : ce n’est pas toujours une évidence lorsque l’on vit chaque étape, au fur et à mesure, et que les événements arrivent de façon imprévue. Je rentre en France, à Briançon, dans les Hautes-Alpes.Un bouleversement familial, personnel et professionnel s’en est suivi — un grand changement accompagné de beaucoup d’incertitudes. Je le vis, je le vois, je le traverse. Et je l’accompagne aussi, souvent, dans mes consultations.Aujourd’hui, j’ai eu envie d’essayer d’enchanter nos « peut-être »… ces entre-deux pas toujours confortables. Quand l’avenir...
Écouter son corps : l’été, un temps pour penser autrement
Écouter son corps : l’été, un temps pour penser autrement L’été invite à ralentir, à s’alléger, à se reconnecter à ce qui respire en nous.C’est un moment précieux pour reconsidérer notre rapport au corps, non plus comme un outil à maîtriser, mais comme une présence vivante à écouter. Et si, pendant ces semaines plus lumineuses, nous laissions le corps penser ?S’il devenait notre guide, notre source de sagesse, notre espace d’expérience directe du monde ? Un texte pour se relier à la sagesse du corps Je vous partage ce passage inspirant, extrait du livre Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés...
De la violence invisible à celle qui se voit: quand la clarté devient un acte d’amour
Quand la violence ne fait pas de bruit Il existe des violences qui ne se voient pas.Pas de cris, pas de coups, pas de mots durs.Rien qui alerte de l’extérieur. Mais à l’intérieur, tout se dérègle lentement.Une invisibilité étouffante s’installe.Tu doutes. Tu cherches des explications.Tu veux comprendre pourquoi tout semble si flou, si décalé. Ce n’est pas une tempête, c’est un brouillard.Une relation où tu te questionnes sans cesse sur ce que tu ressens,où tu t’excuses d’avoir mal,où tu finis par croire que c’est toi le problème. Le visage caché de la violence Cette violence invisible ne frappe pas — elle use.Elle prend la forme du silence, de...
Les émotions, au cœur du processus thérapeutique : entre science et sensible
Les émotions sont au centre de notre vie et sont particulièrement présentes dans notre pratique thérapeutique. Elles sont un sujet que j’explore personnellement depuis plusieurs années, suite à mes propres difficultés à les réguler. Expérience qui me faisait peur, j’ai appris à les apprivoiser et plus que cela, j’ai observé qu’elles pouvaient être un levier de changement une fois que je leur laissais la place d’exister. ...
S’alléger l’esprit, notre plus grande force…
Prendre sa place,c'est créer sa propre forme et surtout s’exprimer à travers elle. C’est devenir son propre créateur et construire donc sa propre vision du monde en se libérant des visions des autres, en se libérant des « il faut faire plaisir », en se libérant de nos peurs, en se libérant de ce que les autres disent de nous, surtout quand c’est négatif et dévalorisant....
Créer son jardin rêvé : renaître à soi après l’hiver
De la tristesse qui m’a conduit à l’effondrement et l’isolement, je suis passée à la colère en mode « guerrière » mais guerrière pacifique. Je l’ai écoutée. Je suis restée à ses côtés, quelques temps… Le simple fait d’écouter, de reconnaître ce qui se passe en nous transforme la relation de ce que nous vivons. Le voile tombe et soudainement, on peut ressentir comme une traversée vers une nouvelle réalité. Subitement la lumière s’allume pour éclairer un nouveau paysage encore inconnu....
Le silence, ce qui fait battre le cœur du sens
"Ce que j’aime le plus dans mon activité, ce sont ces moments magiques et bouleversants. Pendant la conversation, soudain une intuition, un ressenti, une émotion…une question. Cette question qui interpelle, qui plonge dans un silence. Alors ça dérange. Bien souvent, la première réaction est de répondre. A tout pris. Il faut briser le silence. Pas forcément...